Polaroïd : garder trace autrement
En savoir plus : Les ateliers de l’Épinette – Allevard.
J’aime ceux de Andrei Tarkovsky.
Une maison. Un chien. Une femme.
Un bouquet en bordure de fenêtre.
Ceux de Cy Twombly.
Une fleur. Une autre fleur.
Et Alice dans les villes de Wenders.
Les Polaroïds comme viatiques du voyage.
Belle exposition à Londres, il y a deux, trois ans. J’y étais.
Le Polaroïd a une si belle histoire.
Ceux des artistes.
Ceux des gens ordinaires.
Ceux des voyageurs.
Le Polaroïd,
c’est l’offrande possible.
Une image donnée.
Une image tenue dans la main.
L’apparition lente.
Le doux bruit.
La surprise retenue.
Regarder l’image venir.
Attendre qu’elle se révèle.
La lumière y est particulière.
Douce.
Un peu voilée.
Comme un souvenir déjà présent.
Le cadre carré.
Le bord blanc.
Un espace pour annoter.
Une date.
Un lieu.
Quelques mots.
Le Polaroïd invite à la mesure.
On ne multiplie pas les images.
On choisit.
Il m’importe, à l’ère numérique.
Il offre une image-temps.
Regarder vraiment.
S’approcher.
Cadrer avec attention.
Photographier devient un geste simple.
Presque pauvre – Arte povera.
En tout cas, un geste minimaliste.
Une manière de dire :
cela a eu lieu.
Être à l’origine d’une image.
Une image modeste.
Mais présente.
Retenir une lumière.
Garder trace autrement.
Peut-être
une forme très douce
de mémoire.
- Cycle Polaroïds et textes.
Les 5 et 6 mai.
De 15h à 18h.
Les ateliers de l’épinette.
En savoir plus : Les ateliers de l’Épinette – Allevard.
Explorer les cycles.
Album photos polaroïd – mémoire.
