Le Haïku, poème court japonais
Trois lignes.
Et le monde tient dedans.
Je vous invite à venir découvrir
Les ateliers de l’Épinette.
Regarder, lire, écrire un peu.
L’Épinette est un lieu simple.
Feuillages : pommiers, noyers, figuiers, érable du Japon.
La maison sous les arbres.
Un banc vous y attend.
Une table, des chaises.
Des stylos fluides.
Ouvrir des livres sous le verdoyant.
Découvrir Matsuo Bashō, Kobayashi Issa, Yosa Buson.
Bashô marche longtemps.
Il écrit la pluie, la mousse, le vent.
Issa regarde les choses minuscules.
Une puce, un escargot,
un enfant qui pleure.
Buson peint avec les mots.
La lumière, le soir,
une barque immobile.
Trois lignes.
Presque rien.
Et soudain le monde.
Se rendre disponible à ce qui passe.
Laisser venir un mot, puis un autre.
Trois lignes seulement.
Une vision.
Un son.
Un sentiment.
Mon père me lisait des haïkus, enfant.
J’ai grandi entourée de recueils silencieux.
J’ai apprivoisé les singularités des poètes japonais.
Aujourd’hui, ils sont connus.
Mais il y a cinquante ans, certains les découvraient.
Les lisaient pour la première fois.
Plus tard, j’ai rencontré François Cheng.
« Voir, c’est naître à chaque instant. » – François Cheng
En savoir plus : Les ateliers de l’Épinette – Allevard.
Voyager sans partir.
Écrire au jardin.
